giovedì 12 novembre 2009

Mic macs à Tire-Larigot


C'est le premier film par Jean Pierre Jeunet qui parle de mort, c'est un film mort, substentiellement, où la poésie est réduite en frivolité, les philtres colorés de la machine à prise ne produisent que de monochromes et des hyper-foncés, où il n'y a plus de paix, mais seulement hysterisme.

La seule chose qui nous rappèle le bon Jeunet balancé de Delicatessen et Amélie sont les reprises de la ville, Paris, et de la Seine en particulier, avec ses beaux quais. Ainsi, je crois que certains parties ont été travaillés près du siège du parti communiste (et Pont de Crimée, Pont de l'Ourcq, Quai de la Marne).

Il y a bien des clichés, et beaucoup d'auto-reférences: un mec qui échappe dans une maison en se cachant dans la corbeille (comme en Delicatessen), la reminiscence du cirque avec la contorsioniste, une auto-reference de Pinon dans Delicatessen, qui joue l'ancien artiste les larmes aux yeux, (une grande partie du cast est celle de Un long dimanche de fiançaille), des longue parties se deroulantes sur les toits des maisons (etrangements, très similes à ceux de Delicatessen), la réference claire à Delicatessen à travers le duo violon-couteau, ....


Mais, si on avait eu un peu plus de Dominique Pinon (le bon acteur à Jeunet, qui parait dans tous ses films) et un peu moins des effets spéciaux Warner Bros (producteur), il aurait eté beaucoup mieux. Le film touche plein de thèmes "hots" sans reussir vraiment à etre incisif sur aucun d'eux: on ne sent pas l'indignation avec le protagoniste, quand il entend le marchand d'armes qui ont tué son père plaisanter sur sa profession; il ne nous fait pas réflechir quand il touche le thème de l'importance des média et des réseaux partagés comme YouTube, il ne nous émoit pas quand il montre une jeune noire obligées à saboter une usine par un riche blanc, par crainte d'etre renvoyée en Afrique.
Il ne nous fait pas rire quand il décide de montrer l'humiliation et la derision des marchands d'armes, qui ne sont réduits qu'à des guignoles.

Tout ça rend le film emotivement silencieux - par contre, les émotions négatives sont là: l'explosion d'une usine, et la crainte pour les vies innocentes, la facilité de voler des armes et de s'approvisionner de drogue, la force du crime organisé, la perseverance dans la vengeance, la violence d'un homme qui détruit un ordinateur car il est embeté.
C'est trop peu de se dire, que les délits commis par le protagoniste sont une très petite vengeance par rapport au meurtre d'un père et quasi-meurtre d'un fils perpetrés par ses ennemis. Mais ce qu'on ressent à la fin est toujours un sense d'injustice, de guerre, d'irresolu.

Et en plus, on peu reprocher au petit Jeunet d'avoir fait du marketing dans le film: Citroen, supermarchés Ed, Moulin Rouge. Masse.

For an enthousiast review, please access http://www.bfi.org.uk/lff/node/445

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